Week-end dernier au bord de la mer. Direction Les-Sables-d’Olonne. Motif : une invitation à visiter l’un des bateaux, Safran, de la 6ème édition du Vendée Globe. Vue la course, cela ne se refuse pas. Et, de retour des Sables, cela ne se regrette pas !
D’autant que cette édition 2008-2009 semble battre des records de fréquentation. Les organisateurs annoncent plus d’1 million de visiteurs, et en tous cas il y avait du monde sur le ponton ce week-end. Quelle affluence, quel succès pour ce beau port de Vendée!
Je reviendrai surement sur plusieurs points de cette course car c’est une vraie régate de 40 000 kilomètres (24 000 miles), dans les pires conditions (en solitaire, sans escale et sans assistance). Par ailleurs cette course
est un laboratoire à innovations technologiques, et le pire test du matériel. Et une fois sur le bateau, même si la barre est très fine pour un bateau de 18 mètres, on se rend compte que l’espace est très exigu ; qu’il en devient ridiculement petit quand on s’imagine passer 3 mois dans ce même espace.
Le piano donne une idée de la difficulté de la tâche, et on l’imagine facilement quand, lancé à 25-30
nœuds, il faut aller changer une voile d’avant (le génois de Safran, sec, pèse 100kg !), gorgée d’eau, dans
des creux de plusieurs mètres, seul.
Ou monter en tête du mât de 30 mètres dans sa chaise de calfat, pour décoincer cette satané poulie de grand voile, tout en surveillant du coin de l’œil les icebergs les plus proches, le tout dans 50 nœuds de vent.
Pour finir, je suis admiratif qu’il se trouve 30 marins (peut-être 29 vu que Thomson, skipper malheureux d’Hugo Boss s’est fait éperonner par un chalutier…dans le chenal menant au port), en grande majorité français, possédant le courage d’affronter une telle épreuve ; certains d’entre eux en parfaite connaissance de cause car ce n’est pas leur premier Globe. Des marins capables de préparer le projet, de trouver les financements (entre plusieurs centaines de milliers et plusieurs millions d’euros), puis de préparer le bateau, la régate, les routes, la météo, la nourriture…, leur forme physique et surtout mentale. Vision ET exécution, la tête ET les jambes, 30 aventures humaines : sur la route du retour, le parallèle entre un entrepreneur en croissance et un marin du Vendée Globe s’est imposé comme une évidence.
Départ le 9 novembre prochain à 13h02!

Commentaires