Près d'1,5 milliard d'euros, c'est la taille du fonds qui va être mis en place au profit des start-ups technologiques par le gouvernement...britannique. Les entreprises cibles sont clairement celles orientées vers les technologies (biotech, cleantech, software, ano...). Autre point intéressant, les très jeunes PME font également partie des sociétés considérées comme "à sauver", donc y compris et surtout celles sans chiffres d'affaires. Le fonds devrait être opérationnel tout début 2009.
Trois points me paraissent intéressants dans cette information du Guardian :
- les britanniques considèrent leurs startups innovantes comme un actif clé pour leur pays. On aimerait que cela soit le cas de ce côté-ci de la Manche,
- le plus libéral de nos voisins peut mettre en place un programme...régalien sur des sujets clé (comme il l'a fait après la guerre, avec succès en créant un fonds qui s'appelle...3i),
- et surtout, le processus est très simple : l'investissement direct dans les entreprises. A côté de cette simplicité, la mise en place de crédit (10,5 milliards d'euros), pour soutenir les PMEs via nos banques, sous le contrôle d'un médiateur d'état, dont on apprenait vendredi dernier qu'il allait "s'occuper" des fonds de LBO pour les faire investir dans les PMEs dont les banques ne voulaient pas...! , toute cette mécanique bien française, parait très obsolète face à la situation actuelle!
Souhaitons que cet exemple, peu critiquable, inspire nos décideurs politiques hexagonaux. Et qu'ils se rappellent les succès à l'origine du capital-risque moderne, initié par un français, un certain Georges Doriot (photo).
Crédit photo : HBS
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